association

organisation des amisMIH

Depuis sa création en 1980, la Société des amis du Musée international d’horlogerie (amisMIH) contribue de manière exemplaire à l’enrichissement des collections du musée; en effet, les statuts de la société stipulent que les cotisations et autres dons récoltés doivent être attribués à l’achat de pièces de collection et à leur mise en valeur. 

Dès 1988, sous la présidence de Claude Laesser, la Société des amisMIH adopte de nouveaux statuts comprenant une nouvelle catégorie de membres, les membres sponsors, principalement constituée d’entreprises horlogères, qui assurent à la Société des amis un budget conséquent, dont une grande partie est dévolue à l’achat de pièces d’horlogerie destinées à compléter la collection du MIH. Cet apport bienvenu permet dans une large mesure de compléter les budgets d’acquisition publics octroyés au musée par la Ville de La Chaux-de-Fonds.

Des achats importants, effectués auprès des principales maisons de vente aux enchères ou de partenaires privés, ont ainsi pu être réalisés: des montres et des horloges significatives pour l’histoire de l’horlogerie et absentes des collections du musée, telles que les deux horloges astronomiques de Daniel Vachey et de Joseph Heim, ou encore des œuvres picturales mettant en valeur l’industrie horlogère comme « L’horloger et sa famille », dû au peintre Zuber-Bühler, ou le tableau de Grounauer révélant l’intérieur typique d’un atelier d’horlogerie.

L’Assemblée générale de l’Association des amisMIH, composée de tous ses membres, se réunit une fois par année. Le Comité et son Président assurent la conduite des activités et la gestion de l’Association, conformément aux décisions de l’Assemblée générale.

Président :  
— Jean-Luc Renck

Secrétaire :    
— Nathanaëlle Delachaux

Bureau :         
— Olivier Laesser
— Natalia Signoroni
— Jean-Luc Renck

Membres :      
— Jean-René Bannwart
— Jean-Michel Piguet
— Lydia Pierbattisti
— Raphaël Thiémard
— Yann Leiggener
— David Olafsson
— Hubert Noirjean

Chères amies, chers amis du MIH,

Dans ces années récentes passablement entravées, nous avons, au sein des  amisMIH, jonglé avec des nombres inhabituels. N’ayant pu célébrer le 40e anniversaire de notre association, des membres du comité se sont attelés en compensation à quelques feuillets historiques, diffusés en ligne périodiquement sous le titre initial de « 40+1 ». Le temps allant, 40+2, 40+3 avaient été  envisagés, ce sera désormais 40+, simplement.

Un autre nombre dans la quarantaine nous agite : 49. Quarante-neuf, l’âge en 2023 du MIH, et dont nous fêterons le 50e anniversaire l’an prochain. C’est le temps de songer à ce que les amisMIH pourraient offrir au jubilaire.

Serait-il trop ambitieux pour les amisMIH d’imaginer comme présent quelques nombres arrondis symboliquement autant que significativement? Accroître ainsi à deux cinquantaines le nombre des membres sponsors – ils sont actuellement une soixantaine ? Porter à 500 le nombre des membres individuels ? Le comité va s’y essayer ! Et si vous avez une occasion de l’aider dans ce sens, n’hésitez pas ! Il serait magnifique d’atteindre ces objectifs, ensemble.

Est-il besoin de rappeler que les contributions de nos membres (sponsors,  collectifs, couples et individuels) permettent au MIH d’enrichir ses collections. Cette nouvelle édition du Carillon, comme chaque année, détaille quelques-unes des acquisitions que vous avez rendu possibles ces douze derniers mois, au côté de généreux mécènes et donateurs.

Soyez, toutes et tous, très chaleureusement remerciés pour votre précieux soutien!

Jean-Luc Renck

historique

chronologie

31 mai 1980

L’inauguration de la sculpture monumentale animée et sonore, le carillon, marque l’aboutissement de la totalité d’un projet. La construction du Musée international d’horlogerie est achevée avec cette sculpture emblématique.

Ce même jour, le président de la commission du Musée international d’horlogerie, Pierre Imhof, annonce officiellement la création d’une société des amis du Musée international d’horlogerie.

2 décembre 1980

Constitution de la société des amis du Musée international d’horlogerie «amisMIH» et adoption des statuts de la société qui stipulaient que toutes les cotisations et tous les dons devaient être attribués à l’achat de pièces de collection.

1980-1989

Présidence de Jean-Édouard Friedrich. Sous sa présidence, la jeune société se fait connaître auprès des différents milieux proches du musée.
En 1983, invités par la TV romande, les amis ont pu présenter le Musée et sa collection aux téléspectateurs, dans l’émission «L’Antenne est à vous».  A cette occasion, un petit film de 18 minutes «L’Homme et le Temps», une histoire pour petits et grands écrans, a été présentée. Rapidement la société avoisine 300 membres et contribue à l’accroissement de la collection.

1989-1998

Présidence de Pierre Steinmann. Il continue l’effort de promotion de son prédécesseur. Sous sa présidence, deux pièces maîtresses sont acquises par les amisMIH: le tableau, «L’horloger et sa famille» du peintre Zuber-Bühler et l’horloge de table «La prémonition aux tiroirs» de Salvador Dali.

Horloge à poser «La prémonition des tiroirs», 1973

1998-2009

Présidence de Claude Laesser. Sous son impulsion, la Société des amisMIH adopte de nouveaux statuts. Une nouvelle catégorie de membres sponsors est reconnue. De nouvelles dispositions permettent, entre autres, d’employer une petite partie des cotisations et des dons pour l’animation de la société. Ce changement a porté ses premiers fruits dès 1999 par l’organisation d’un après-midi de contes horlogers.

1999

A l’occasion du 25e anniversaire du musée, les amisMIH apportent leur soutien à la publication du catalogue.

2000

Un voyage culturel à Paris, organisé  par les amisMIH et les Amis du Château des Monts du Locle, est le début d’un rapprochement entre les deux associations.   
Les premiers membres sponsors sont enregistrés.

Le 2 décembre 2000, le 20e anniversaire des amisMIH permet au comité de la Société et à son président d’offrir à tous une journée magnifique et originale.

2001

Visite de l’exposition «LUNES» à Lyon, créée par le Musée de l’Homme de Québec.

La nouvelle orientation prise par les amisMIH est des plus bénéfiques pour le musée. Sans abandonner l’aspect capital de sa vocation, la société a désiré contribuer à l’animation du musée lui-même. La promotion du musée passe aussi par les activités qu’il peut offrir à ses visiteurs. En proposant des manifestations originales à ses membres et au public en général, les amis participent à cette promotion.  

La première balade «A Pas Contés», du MIH au Musée d’horlogerie du Locle, a  lieu en septembre.

En accord avec la Direction du MIH, les amisMIH accordent un crédit d’étude à la Haute école des Arts appliqués, pour la conception d’un «Espace Jeunesse». Ce projet est encore à affiner.

La responsable «animations» a préparé du matériel destiné aux enfants. Elle organise des après-midis de contes pour enfants et adultes. 

2003

Le MIH accueille dans son site Internet quelques pages relatives à notre association.

2005

La barre des 50 membres sponsors est franchie. Achat de l’horloge de Landeck à indications géographiques.

En mai, les membres sponsors sont invités à venir découvrir les richesses des collections et les trésors de la bibliothèque pour leur permettre de connaître les possibilités de coopération avec le musée ainsi que les avantages offerts.

La modification des statuts permet au comité des amisMIH de décider, avec la Direction du musée, de l’utilisation des fonds disponibles pour l’achat de pièces qui seront identifiées comme offertes par les amisMIH.

2008

En réponse à l’attente des amisMIH et à l’occasion du 50e anniversaire des fresques de «La conquête du temps» de Hans Erni, le MIH organise une exposition retraçant parallèlement l’évènement capital que fut l’exposition internationale de Bruxelles. L’Association des amisMIH s’est impliquée pour la mise en valeur de ces fresques tant du point de vue artistique que didactique et a réalisé un DVD qui peut aussi être utilisé comme moyen de promotion du MIH.

2009

Présidence de Lise Berthet. Un bureau est constitué autour de la présidence, composé de quatre personnes ayant chacune une tâche spécifique: Michel Ditisheim, responsable des relations avec les sponsors, Irène Brossard, animations, Jean-Luc Renck, organisation d’évènements.

En juin, les sponsors sont invités à découvrir la restauration de l’horloge Vachey.

Dès juin 2009, les amisMIH offrent, chaque premier dimanche du mois, une visite commentée gratuite à la population.

En août, la balade «A pas contés» a emmené les amisMIH et les Amis des musées du Locle et de Villers-le-Lac dans les rues du Locle, à la découverte du patrimoine horloger bâti inscrit à l’Unesco. La balade s’est terminée au Château des Monts.

En novembre, les amisMIH, en collaboration avec l’Université de Neuchâtel et la Haute École Pédagogique ont organisé un colloque intitulé «La génération Clic de Souris» et consacré à la perception du temps chez les adolescents.

à pas contés

De beaux comptes bien contés!

Le 28 août 2021, l’annuelle balade «A pas contés» des amis des musées
d’horlogerie des Montagnes neuchâteloises et de France voisine a emmené à la rencontre du mécénat horloger à travers quelques lieux emblématiques de La Chauxde- Fonds.

Les rues du Locle, de Fleurier, Tavannes, Porrentruy, Morteau, des Gras avaient déjà été parcourues «à pas contés», celles de La Chaux-de-Fonds jamais. Lacune comblée avec Wolfgang Carrier, guide au MIH, qui a servi le temps d’une flânerie moult anecdotes méticuleusement préparées sur le thème du mécénat dans l’histoire de la métropole horlogère.
En introduction face à l’imposant Carillon d’Onelio Vignando, il a rappelé le soutien du Syndicat patronal et du Bureau de contrôle des métaux précieux à cette réalisation. Et l’implication des mêmes en 1967 aux origines de la Fondation Maurice Favre, qui préparerait l’avènement, en 1974, du MIH. Un vrai grand musée – enfin ! – dédié à l’horlogerie, après un siècle de collections d’abord didactiques, puis patrimoniales dès 1902 avec un premier petit musée. Les milieux industriels aussi allaient contribuer à la naissance du MIH, à hauteur de 2 millions de francs, puis aider à enrichir ses collections de diverses manières.

Autres lieux nés de dynamiques comparables et approchés avec de mêmes «pas contés» sous la conduite de Wolfgang Carrier : le théâtre à l’italienne érigé en 1837 sous l’impulsion généreuse des 262 membres de la Société du Casino – le mot théâtre faisait alors mauvais genre ! –, théâtre flanqué en 1955 de la vaste salle de Musique, longtemps attendue, portée par une association.

Et aussi l’École d’Arts appliqués initiée en 1870 par les patrons graveurs, le Musée des Beaux-Arts inauguré en 1926, le Conservatoire et ses nouveaux
locaux dès 1934. Et le Club 44, «fleuron de la politique culturelle privée», s’est plu à souligner Wolfgang Carrier.

Tous lieux rappelant des volontés, des générosités désintéressées servant le rayonnement et le partage de la culture. Notre guide, généreux de ses notes étoffées, aurait eu de quoi édifier son public quelques heures encore !

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Avec 2020 si plein d’entraves, quel bonheur d’effectuer entre deux vagues pandémiques nos traditionnels «Pas contés» outre-Doubs!

La balade «A pas contés» réunit chaque fin d’août les amis des musées d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, Le Locle, Villers-le-Lac. Et Morteau où, le 29 août, une quarantaine d’amoureux de la tradition horlogère régionale, transfrontalière, ont honoré l’invitation d’organisateurs mortuaciens inspirés.

Première visite avant déjeuner : le musée d’horlogerie du château Pertusier, les petites et grosses pièces d’une collection initiée par le sauvetage d’équipements industriels, complétée de dons nombreux. Ce musée captivant – comme son responsable Grégory Maugain guidant la visite – sera rénové bientôt.

Passé le repas, détour par un héritage clunisien : l’église de Morteau, sobre et beau volume moult fois remodelé. L’édifice original se trouvait peut-être ailleurs. Ou pas, rien ne permet de trancher. En tout cas un prieur bénédictin est attesté à Morteau dès 1105.

Découvertes suite, dans les rues de Morteau : Laurent Poupard, passionné et passionnant, a partagé sur sites sept années d’inventaire des sites horlogers de Franche-Comté.

Et final avant apéritif, au cinéma L’Atalante : le petit film qui a accompagné la demande d’inscription des savoir-faire horlogers à l’Unesco – film qui ne laissait guère de doute quant à une issue positive !

Que 2021 nous apporte d’aussi plaisants « Pas contés » fin août !

A pas contés

Samedi 31 août 2019, par un temps estival, et à l’invitation de Laurent Barotte, maître de pratique en horlogerie à l’EMT (École des métiers techniques de Porrentruy), une soixantaine d’amis des musées d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, du Locle et de Villers-le-Lac ont dédié une journée entière à leur traditionnelle balade «A pas contés».

Partis de bon matin en car du Locle et de Chaux-de-Fonds, nous fûmes rejoints à Saignelégier par Laurent Barotte qui mit à profit la demi-heure de trajet jusqu’à Porrentruy pour nous détailler le programme du jour.

Dès 10h nous avons admiré l’Église des Jésuites, consacrée en 1604 puis transformée en style baroque vers 1680, et entendu son orgue réputé grâce à un récital  d’œuvres de Bach et Vivaldi.

La visite s’est poursuivie dans le jardin botanique, puis en découvrant la méridienne d’Aloïs de Billeux (1810), sorte de cadran solaire tracé au sol d’une pièce obscurcie, par un rayon solaire traversant un petit trou. Cet instrument peu connu dans nos régions permet la lecture du midi vrai avec une  haute précision, de même que l’équation du temps. Une petite marche de 15 minutes nous conduisit au restaurant «Le Terminus» où un délicieux repas nous attendait. Grâce à un service aimable et rapide, nous étions prêts à reprendre les visites à 13h30 précises.

Répartis en quatre groupes de 15 personnes, chacun accompagnés par 2 étudiants de l’école d’horlogerie, nous avons cheminé d’un côté à l’autre de la Ville et découvert le Château, l’horloge de la Porte de France, le Musée de l’Hôtel-Dieu ainsi que l’Hôtel de Ville, son horloge de tour, et son régulateur de haute précision installé dans la salle des mariages! A chaque arrêt, des étudiants de l’école nous attendaient pour nous en commenter les aspects historiques et techniques. Notre guide et grand organisateur, Laurent Barotte, a su se multiplier pour être présent partout et partager avec nous ses vastes connaissances et son droit d’accès privilégié.

A 16h15  le car nous a transportés à l’École des Métiers techniques où nous avons pu visiter le très moderne grand atelier d’horlogerie et converser avec les étudiants qui étaient venus spécialement pour nous. Dans la cour où sont conservées des empreintes de dinosaures, en présence de la Direction de l’École, les autorités de Porrentruy nous ont offert l’apéritif. Ce fut l’occasion d’exprimer nos remerciements chaleureux à Laurent Barotte, à ses étudiants enthousiastes et motivés, à la Direction de l’École et aux autorités de la Ville, pour leur accueil.

Grâce à une organisation parfaite, nous avions découvert et apprécié bien des trésors de cette très belle petite ville et ses 900 ans d’histoire, sans jamais nous sentir pressés par le temps. Vers 19h le car nous déposait à La Chaux-de-Fonds,  en pleine braderie, puis au Locle.

Merci au comité des amisMIH, en particulier à Lise Berthet, Michel Ditisheim, Jean-Luc Renck et Françoise Beltrami qui n’ont ménagé ni leur temps ni leurs efforts pour la préparation des invitations et la gestion du timing, du transport, du repas et des finances.

 

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En ce samedi 25 août 2018, à 14h, un attroupement d’une soixantaine de personnes se formait au pied de la statue de Daniel Jeanrichard au Locle. Que se passait-il? Du nouveau autour du père fondateur de l’horlogerie des Montagnes neuchâteloises? Pas vraiment, sinon une bonne dose de curiosité afin de remettre en mémoire les bienfaits du grand homme, et même de revoir peut-être sa fabuleuse histoire à l’aune des réflexions d’historiens contemporains.

Le groupe de curieux réunissait les amis du Musée d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds, les amis du Château des Monts, musée d’horlogerie du Locle, et quelques amis français du Musée de la montre de Villers-le-Lac. Et le rendez-vous les invitait à la traditionnelle rencontre annuelle « A pas contés », se déroulant alternativement entre Le Locle, la Chaux-de-Fonds et la France voisine.

C’était au tour des Loclois d’accueillir et d’emmener ces curieux d’horlogerie. Après un long silence, sans événements marquants, il était temps de mettre les pas « contés » dans l’histoire de Daniel JeanRichard; au propre et au figuré puisque le parcours de marche a mené les promeneurs du Centre du Locle au Château des Monts (abritant l’une des premières montres de D.J.) en passant par la ferme familiale de Jolimont; au figuré aussi, dans les textes donc, en partant des premiers écrits louant ce précurseur sous la plume de Frédéric Samuel Ostervald dans son livre « Description des Montagnes et Vallées de la Principauté de Neuchâtel et Valangin », publié en 1766.

Tout au long du parcours, sous la conduite de Daniel JeanRichard (interprété par le comédien Philippe Vuilleumier) et d’un historien redresseur de vérités (incarné par le comédien Raymond Pouchon), les textes lus ont ravivé les diverses controverses soulevées par les historiens successifs penchés sur son établi au cours des trois siècles (et demi!) écoulés.

Parmi eux, Maurice Favre qui fut vraisemblablement l’un des plus fiables et pertinents observateurs des exploits du grand homme dans un ouvrage publié en 1991, pour le 250e anniversaire de sa mort.

Bien sûr, François Brandt, Samuel Guye, Alfred Chapuis, Aymon de Mestral, Léon Montandon ont également été cités. L’importance du travail de la dentelle, dans le processus « jeanrichardien » d’industrialisation a été magnifiquement rappelée par Evelyne Progin, dentellière actuelle. Sans oublier un clin d’oeil au tableau de  Charles Iguel, immortalisant le fondement de la légende de la montre réparée en une nuit, avec le marchand de chevaux, dans la forge de papa JeanRichard aux Bressels.

Vérité ou mythe fondateur? Survolant nombre de témoignages historiques, l’analyse et la réflexion de Laurence Marti (in « L’invention de l’horloger », 2003), apporte le recul bienvenu d’un regard contemporain.

On a bien aimé l’idée que D.J. soit considéré comme un héros national entre Guillaume Tell et Winkelried mais sans être un fier enfant des Alpes bravant l’ennemi militaire. « Je m’inscris dans l’histoire du développement économique d’une société et d’une culture nouvelles, en rupture avec le peuple des bergers. Nous ne sommes pas nombreux dans ce registre d’industriels suisses du 18e siècle» clamait Daniel JeanRichard, par la voix de Philippe Vuilleumier. 

Une autre version du mythe? Mais en 2019, quand les symboles du président de la Confédération se résument à la fondue, le cor des Alpes, le couteau suisse, les skis, la vache et un… vieux réveil, c’est confirmé: les mythes ont de l’avenir.

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En cette année 2017, les traditionnels «pas contés» ont attiré les passionnés d’horlogerie en France voisine.

Il incombait effectivement aux amis et responsables des musées d’horlogerie de Morteau et de Villers-Le-Lac d’organiser la traditionnelle balade.

Ainsi, samedi 26 août 2017, les amis du MIH (Musée international d’horlogerie) de La Chaux-de-Fonds et du musée d’horlogerie du Château des Monts au Locle ont rejoint les participants français pour former une cohorte de 67 personnes. 

A l’arrivée au village des Gras, lieu de rendez-vous, le temps s’est effacé, remontant deux siècles d’un coup. D’éminents personnages, vêtus de la blouse noire traditionnelle des ouvriers d’antan, ont accueilli les participants. C’était comme s’ils venaient de quitter l’un des 80 ateliers parsemés dans les fermes et maisons de la commune comptant alors un millier d’habitants.

Improvisés guides d’un jour, les hommes en noir ont entrepris d’expliquer comment Les Gras ont gagné le titre de capitale mondiale de la fabrication des outils d’horlogerie, couronnée de la jolie dénomination « Village des 1000 outils ». Les horlogers suisses s’approvisionnaient là, reconnaissant ce talent particulier à leurs voisins. 

Tournevis minuscules, plaques à calibrer, outils au dixième, pinces universelles, tours divers, machines à arrondir, manches en tous genres… nombre de ces merveilles de belle facture ont été  conservées par les descendants et les amoureux du passé. Même des ateliers complets sont encore dans leur jus et le ronronnement des poulies remises en marche a semé un brin d’émotion parmi les amateurs d’horlogerie.

Le parcours dans le village, entre les multiples bâtiments ayant abrité des ateliers, a permis de prendre la mesure de l’activité ancienne. Cette production s’est poursuivie jusque vers 1950, déclinant ensuite pour ne laisser que de belles collections d’outils et d’autres témoins, qui trouveront place, on l’espère, dans un lieu ad hoc. L’association Tche lou Gras et les guides du jour, s’y attellent.

Les amis français organisateurs ont été chaleureusement remerciés pour ce beau cadeau-découverte, si près de chez nous, entre Morteau et Pontarlier.

Comme le veut la tradition, la journée s’est terminée par un bon repas à l’Hôtel de France de Villers-Le-Lac.

Irène Brossard

complément par M. Yves Droz

 

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Nostalgie, nostalgie… Au siècle passé, le village de Tavannes s’est fait connaître du monde entier par ses montres portant le label Tavannes Watch Co. Cette histoire prestigieuse valait bien une visite, d’autant plus que des liens historiques existent entre les Montagnes neuchâteloises et la cité bernoise.

Samedi 27 août 2016, une quarantaine de membres des amis des musées d’horlogerie (amisMIH, La Chaux-de-Fonds, Château des Monts, Le Locle, et Musée de la montre de Villers-le-Lac) ont plongé dans l’histoire de Tavannes à l’occasion de leur balade annuelle « A pas contés ». La découverte s’est faite sous la conduite experte et sympathique de l’historien-guide René Koelliker.

En faisant ce choix, les organisateurs de cette année – le comité des amisMIH – répondaient à un double intérêt. D’une part, mettre ses pas dans le succès extraordinaire d’un horloger loclois, Henri-Frédéric Sandoz, et des frères Théodore et Joseph Schwob, fondateurs de Tavannes Watch Co, en 1891. D’autre part, de retracer les liens entre l’architecte de H.-F. Sandoz, René Chapallaz et la ville de La Chaux-de-Fonds et son École d’arts appliqués.

A Tavannes, la production de montres a connu un succès fulgurant, propulsant l’entreprise parmi les plus grands producteurs d’horlogerie suisse du début du XXe siècle. Elle a occupé jusqu’à 2000 employés et produit 4000 montres par jour sous les marques Tavannes Watch et Cyma.

En 1905, Henri-Frédéric Sandoz a fait appel à l’architecte René Chapallaz pour la construction d’une nouvelle usine et de différents bâtiments, soit la villa du directeur,  une maison des chefs et une cité jardin pour une dizaine de futurs propriétaires. L’architecte, qui par ailleurs signait les premiers plans du jeune Jeanneret, futur Le Corbusier, a impliqué les élèves de l’Ecole d’arts appliqués dans la décoration de quelques éléments de cet ensemble architectural intéressant. S’y ajoutent nombre de bâtiments locatifs construits par une fondation Schwob pour loger les ouvriers.

La découverte du joli village de Tavannes a séduit les visiteurs du jour qui ensuite ont été subjugués par la beauté de l’Abbatiale de Bellelay, lors d’une visite à nouveau commentée par l’historien René Koelliker.

A l’Hôtel de l’Ours, dans le beau décor d’une ancienne ferme rattachée au monastère, un repas en commun a clos cette belle journée ensoleillée, riche de découvertes.

Les participants se sont révélés des connaisseurs curieux et pertinents, avançant quelques données à éclaircir; telle cette montre exhibée et portant la marque Tavannes Watch Le Locle ou la présence d’une société Sandoz Frères œuvrant au Locle au début du XXe siècle.

Irène Brossard

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Au Locle! Tous dans la Mère Commune pour la traditionnelle Balade à pas contés du 29 août 2015. Après la France voisine en 2014, c’était au tour des amis du Musée d’horlogerie du Château des Monts de tracer le parcours et le contenu de ce rendez-vous amical et toujours apprécié. Quatre conteuses accueillaient la soixantaine de curieux et curieuses venus découvrir des histoires, anecdotes, faits historiques et contes s’inscrivant dans les méandres du bief, sur le flanc du Crêt-Vaillant ou encore dans le fond de la vallée, entre Envers Grand-Rue.

Les conteuses, Claire Bärtschi-Flohr, Danielle Neuenschwander, Dominique Joliat-Monvert et Josette Huguenin, ont compilé autant les livres historiques que les merveilles d’Andersen.  Elles ont découvert un filon de souvenirs, sous la plume d’Elvina Huguenin, Locloise née en 1829 et décédée en 1918. Dans le  Messager boiteux du début du XXe siècle, Elvina a raconté son enfance, évoquant les drames et les joies de la vie au Locle. Son récit de l’un des grands incendies qui ont ravagé le village, est conté par une fillette qui s’extasie devant la belle couleur rouge du ciel et s’étonne, le lendemain, du « marché » étalé sur le versant des Monts, avec meubles et objets sauvés des flammes. La candeur enfantine nimbant les récits offre un réalisme que les conteuses ont bien rendu. En prime, sous un soleil bien chaud, les participant-e-s ont découvert des chemins et des intérieurs surprenants.

La balade s’est terminée au Château des Monts, avec un repas en notes campagnardes partagé en toute amitié sous la tente érigée dans le parc du musée.

 

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Sur l’heureuse suggestion des amis français, les trois musées d’horlogerie ont organisé leur traditionnelle « Balade à pas contés » à cheval sur la frontière. Les amis et responsables du Musée de Villers-le-Lac ont chaleureusement accueillis les amis du MIH (Musée international d’horlogerie) et les amis du Château des Monts, musée d’horlogerie du Locle.

Quelque 80 participants se sont ainsi réunis samedi 30 août 2014, sur la Voie Bournez, aux abords de l’Auberge du Charron, commune de Montlebon. Accueillis par Jean-Pierre Viennet et emmenés par le guide François Boinay, les amis et amies se sont mis dans la peau des contrebandiers orlogeurs (selon l’appellation d’époque)  pour suivre un sentier très discret, sur la falaise. Les plus valeureux ont rallongé le parcours du côté du Gardot, empruntant l’itinéraire pédestre et ludique du « Chemin de la Contrebande » mis sur pied par le Pays horloger et le Parc du Doubs.

Au retour de la petite balade, les participants ont visité le Musée d’antan, oeuvre de Joseph Simonin, qui a rassemblé des meubles, outils, objets divers, riches d’histoire et fort bien mis en scène dans un vaste bâtiment construit spécialement. Au sous-sol, quarante-cinq tracteurs (en état de marche!) et d’autres véhicules attendent les passionnés.

C’est sur la terrasse du musée que l’apéro bien garni, offert par les amis français, a été dégusté, suivi d’un repas  à l’Hôtel de France, de Villers, toujours fidèle à la réputation gastronomique de la famille Droz.

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Va et découvre ton pays : au fil de leurs balades « A pas contés », les amisMIH appliquent cette maxime depuis plus d’une décennie, en sillonnant les Montagnes neuchâteloises et la France voisine. Sans pour autant se priver de surprises et de découvertes. Celles de samedi 31 août 2013 ont étonné et séduit les quelques 70 participants. Qui l’aurait cru d’emblée car cette balade menait simplement au Val-de-Travers. Plus précisément au village de Fleurier, pour plonger dans son histoire et, par-là, rappeler les richesses de son passé horloger et les succès de son développement actuel.

Les amis et amies marcheurs ont écouté avidement les propos de Monsieur Michel Clément-Grandcourt, ingénieur agronome, collaborateur du Ministère de l’agriculture en France, ancien professeur et directeur d’établissement professionnel, qui consacre sa retraite aux riches archives familiales découvertes dans sa maison de Fleurier, une demeure habitée par Fritz Berthoud au 19esiècle. Descendant de la 11e génération des Berthoud, Michel Clément-Grandcourt officia en guide érudit extraordinaire, commentant autant l’histoire que l’architecture du village où l’horlogerie a été, dès le 18e siècle, le moteur du développement artisanal puis industriel. Comme ailleurs dans la chaîne du Jura, l’horlogerie, succédant à la production d’indiennes et de dentelles, a déterminé en grande partie l’urbanisme du village, ses maisons locatives et ses demeures de maître, dont il reste par bonheur de nombreux témoins.

Les amisMIH ne sont pas passéistes et il fallait bien sûr un volet horloger contemporain pour les satisfaire pleinement. Monsieur Benoit Conrath de Parmigiani a pleinement rempli cette mission, rappelant encore que Fleurier est le village de deux prix Nobel (Ch.-Ed. Guillaume pour son alliage Invar et Daniel Bovet, pharmacologue, pour ses découvertes d’antihistamine entre autres).

Plusieurs marques prestigieuses y produisent des montres haut de gamme, dans le sillage des Bovet de Chine et autres Vaucher, Berthoud, etc. Aujourd’hui, le vallon s’est offert un label – Qualité Fleurier – et les marques continuent d’y briller telles Bovet, Chopard, Parmigiani, Vaucher Manufacture.

Les amisMIH se sont ensuite émerveillés au musée La Grange à Môtiers, accueillis par les maîtres des lieux, Madame et Monsieur Theresa et Gérard Burckhardt-Felder. Madame a merveilleusement commenté la superbe exposition « Ciel et désert » consacrée aux artistes, peintres et sculpteurs aborigènes découverts par le couple en Australie.

L’apéritif a brillé aussi d’effluves australiennes puis les amisMIH se sont retrouvés au restaurant des Six-Communes pour déguster un succulent repas et bien sûr un dessert en hommage à la fée locale.

Irène Brossard

 

 

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En cette année 2012 dédiée aux Automates et Merveilles de Jaquet-Droz, il apparaissait nécessaire  d’inscrire la traditionnelle Balade à pas contés dans cette thématique. Cela en apportant un volet inédit.
Ainsi, le samedi 25 août 2012, quelque 60 amis ont accompagné Pierre Jaquet-Droz et Abraham-Louis Sandoz, son beau-père, dans les premiers pas de leur voyage à la cour d’Espagne « pour montrer des pendules au roi Ferdinand VI ». Sur leur première carriole, ils avaient chargé pas moins de 850 kg de pendules, toutes arrivées en état correct après 1500 km de voyage plutôt mouvementé.

Deux comédiens, Philippe Vuilleumier, alias Abraham-Louis Sandoz et Raymond Pouchon, interprétant Pierre Jaquet-Droz, ont remonté le temps jusqu’en ce mois d’avril 1758. Ils ont lu des textes, adaptés pour la circonstance et tirés du livre « Le voyage de Pierre Jaquet-Droz, » écrit par André Tissot, historien et ancien directeur du Gymnase de La Chaux-de-Fonds, sur la base du journal tenu par Sandoz lui-même.

Les voyageurs ont partagé impressions, soucis et joie de ce périple qui a compté 57 jours de voyage et duré, au total, presque une année avec le temps d’attente au bon vouloir du roi et de sa cour. Le voyage fut mémorable et instructif mais aussi un grand succès financier avec la vente de toutes les pièces emportées.

Dans le magnifique paysage entourant le Château des Monts, le talent des comédiens a très vite renvoyé les participants au 18e siècle. Tous les amis ont pressé le pas pour ne pas perdre une miette des étonnements et préoccupations des héros dont les moyens de transport ne furent pas les moindres peines. Il y eu aussi rires et sourires pour les petites pointes acerbes sous-tendant les rapports entre beau-père et beau-fils, ou plutôt entre le « maître » génial inventeur et l’accompagnant, rappelé prestement à son rang de marchand de bétail. Les comédiens ont bien rendu également l’ambiance de la cour d’Espagne, avec une oisiveté obligée et des menus trop riches, dont se plaignaient nos sobres Montagnons, protestants convaincus.

Au retour, alors que Sandoz passait déjà pour mort, leur pactole était conséquent, équivalant à un troupeau de 250 bœufs. Une fortune qui a permis à Jaquet-Droz de construire ensuite les automates qui ont fait le bonheur, en 2012, des visiteurs du MIH à La Chaux-de-Fonds, du Château des Monts au Locle et du Musée d’art et d’histoire de Neuchâtel.

Mais personne n’oubliera l’image de nos deux voyageurs, allongeant le pas, redingote au vent, sur le chemin de la gloire.

Les participants à la balade ont, eux, très simplement gagné l’Hôtel de Ville du Locle pour une présentation du bâtiment très documentée et passionnée par Jean-Marie Cramatte, architecte communal. Un très bon repas, servi par La Croisette, a ensuite réuni les convives dans la cafétéria de l’École technique-Cifom, un lieu bienvenu pour laisser flotter, encore, l’esprit de Jaquet-Droz.

Irène Brossard

 

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Sortie d’automne des amisMIH

Breguet et Neu Oerlikon : deux audaces réussies

Pour la deuxième sortie d’automne des amisMIH, le cap a été mis sur Zurich. Samedi 29 octobre 2011, un petit bus a emmené une douzaine de participants au départ de La Chaux-de-Fonds pour rejoindre sept autres amisMIH résidant dans la région de Zurich. Parmi eux, des descendants de la famille du célèbre horloger A.-L. Breguet. C’est dire que la visite de l’exposition que lui a consacrée le Musée national de Zurich a revêtu encore plus d’intérêt, sous la conduite d’une guide très agréable. Après un repas partagé au restaurant de l’Ems Senevita à Oerlikon, la petite troupe d’amisMIH a visité les nouveaux quartiers érigés sur les friches de cette ville industrielle. Mme Kornelia Imesch Oechslin, professeure aux Universités de Lausanne et Zurich, a expliqué la démarche urbanistique menée dans l’aménagement de ces quartiers contemporains, privilégiant  l’espace de loisirs et les places pour les enfants, complétés d’une présence originale de la nature.
Avec ces deux volets d’intérêts très différents, la journée a été passionnante.

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Après avoir titillé la curiosité de nos membres, autour des fermes neuchâteloises, en août 2010, il était tout naturel d’aller voir les fermes de nos voisins de Franche-Comté. Nos amis du Musée de la montre de Villers-le-lac, MM. Yves Droz et Jean-Pierre Viennet,  avec l’aide efficace d’autres amoureux du patrimoine, ont ainsi concocté une Balade à pas contés des plus enrichissantes.

Rendez-vous était donné samedi 27 août 2011, en début d’après-midi, dans le beau village de Grand’Combe-Châteleu. Sous un ciel changeant qui a heureusement gratifié les quelques 70 promeneurs de belles éclaircies. Mais la bonne humeur générale a vite fait oublier la météo capricieuse et fourni l’énergie nécessaire à gagner les hauteurs de la Roche aux Corbeaux où nous attendait un magnifique panorama, à deviner parfois. Le salut au Sapin Président, hommage incontournable, a fait plonger les marcheurs dans la riche forêt avant qu’ils ne se laissent charmer par la douceur des bords du Doubs. Entre-temps, sous la conduite de Jean-Pierre Viennet, président de l’Office du tourisme du Val de Morteau et administrateur délégué du Musée de la montre de Villers, les Neuchâtelois en visite ont appris comment, au XIVe siècle, Jeanne de Montfaucon contribua à agrandir le territoire de Louis de Neuchâtel, et comment Confédérés et nobles européens ont marchandé les petites seigneuries voisines.

Récompense bien méritée après deux heures de marche, les fermes du Bois du Fourg ont ouvert leurs portes. Les boulangers du jour avaient chauffé tout exprès le four à pain pour cuire quelques gâteaux de ménage bien appréciés à l’apéro. Dans les autres fermes musées, des guides passionnés ont rappelé le savoir-faire ancestral cultivé dans ces lieux attachants. Avec les explications détaillées de Louis Girard, la magnifique forge ancienne a séduit les visiteurs. La délicate opération du poussage de saucisse a rivalisé d’intérêt avec les objets de la vie domestique d’antan. Ah quelle ingéniosité déjà pour faciliter les lessives! Les machines et outils agricoles ont confirmé que, de part et d’autre de la frontière, on faisait les foins pareils, on se battait de même contre la neige, on se souciait du bétail avec amour.

C’est riches de cette connaissance que les amis venus de Suisse, accompagnés d’une dizaine d’amis français, ont gagné l’Hôtel de France de Villers-le-lac. Méritant toujours leur excellente réputation, Hugues Droz et son équipe ont concocté un délicieux repas, agrémenté de vins de belle qualité. De quoi vite oublier quelques articulations grinçantes et certaines jambes un peu fatiguées! Madame la maire de Villers est venue tout spécialement saluer cette joyeuse troupe.

Rendez-vous est déjà pris pour l’année prochaine, samedi 25 août 2012.

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Retour au temps passé de Romains et aux richesses de l’horlogerie ancienne. Le comité des amisMIH a souhaité mettre sur pied une activité permettant la participation de tous, y compris des personnes un peu moins mobiles. Sur proposition de Ludwig Oeschlin, le choix s’est porté sur une visite du Musée historique de Bâle «Haus zum Kirschgarten».

Installé dans une demeure bourgeoise prestigieuse, ce musée est l’un des quatre volets du musée historique bâlois. Il abrite particulièrement une collection de 1200 objets horlogers d’Europe de l’Ouest, du 15e au 19e siècle, enrichie encore de collections privées remarquables.

Ludwig Oeschlin a commenté un parcours passionnant parmi les merveilles exposées, détaillant les aspects techniques les plus étonnants. Ce fut une belle découverte.

Au matin, les participants ont eu le bonheur de se plonger dans la vie des Romains, sur le site de Augusta Raurica occupé jusqu’en l’an 250 après J.-C. Le musée et le site mis au jour par les archéologues ont dévoilé leurs richesses sous l’experte conduite d’une guide de l’Office du tourisme de Bâle. Cette visite des plus intéressantes et instructive a été suivie d’un repas au Löwenzorn, restaurant typique du vieux Bâle et également magnifique maison historique. La journée a été très appréciée.

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Cette virée alliant passé et présent a débuté au collège du Valanvron par une présentation passionnante de Alain Tissot, professeur à la retraite féru d’histoire régionale. Au milieu d’un magnifique paysage doucement vallonné, les participants ont été conviés à remonter le temps jusqu’au XVIIème, voire XVIème siècle, lorsque les premiers paysans se sont établis dans cet espace vierge.

Certainement aurait-on alors observé ici et là un paysan horloger derrière les fenêtres de la “belle chambre”. Mais dans les siècles suivants, l’attrait de l’horlogerie a plutôt conduit les paysans à gagner la ville. Les fermes ont été reprises par d’autres paysans venant de Suisse alémanique, en particulier des Anabaptistes.

Ce tour du Valanvron a permis d’admirer des bâtisses encore authentiques, comme la Maison Carrée (du début du XVIème siècle) dont le propriétaire Jean-Pierre Liechti a ouvert les portes et proposé une visite passionnante.

Nombre de fermes du Valanvron comporte encore des éléments et dispositifs anciens, débusqués grâce aux connaissances extraordinaires et à l’oeil éguisé du guide du jour, Alain Tissot.

L’apéritif et le repas traditionnels ont été partagés en fin de journée au restaurant de La Grébille.

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2009! En cette année faste, labellisée Unesco pour Le Locle et La Chaux-de-Fonds, et auréolée du 50e anniversaire du musée du Château des Monts, la balade traditionnelle a emmené ses «pas contés» jusqu’au retour aux sources de l’horlogerie des Montagnes neuchâteloises. Là où tout a commencé, dans le sillage de Daniel JeanRichard et des autres Loclois illustres qui ont donné ses premières lettres de noblesse à une horlogerie de précision et de grand renom.

Adressée aux amisMIH (Musée international d’horlogerie de La Chaux-de-Fonds), aux amis du Musée d’horlogerie du Château des Monts au Locle, ainsi qu’aux amis français du Musée de la montre de Villers-le-Lac, cette invitation a conquis 80 participant-e-s. La joyeuse cohorte s’est égayée en trois groupes dans les rues du Locle, emmenés par des guides des amisMIH, Claude Laesser, Michel Ditisheim et Irène Brossard. Partant du bâtiment magnifique de l’Hôtel de Ville, le parcours a permis de retracer l’histoire industrielle et urbanistique, entre Grande Rue, Temple, Crêt-Vaillant et Maison DuBois, avant de passer du côté des Tourelles et de Tissot, et se terminer au campus loclois et chez Zenith. Au fil des rues et des bâtiments, en observant les fenêtres d’ateliers et l’architecture codifiée des fabriques, en replongeant dans ce développement toujours d’actualité, les visiteurs ont pu mesurer le bien-fondé de l’inscription au patrimoine mondial de l’Unesco. 
Les plus courageux ont ensuite gagné à pied le Château des Monts, où un apéritif bien mérité a désaltéré les troupes. Accueillis par Dora Huguenin et son équipe, les marcheurs ont encore pu voir, ou revoir, la superbe collection Sandoz exposée au musée. Un repas «comme à la torrée», goûteux et fort bien servi par le traiteur Bernard Gafner et son staff, a clos cette belle journée. De nombreux participants ont souligné le bonheur de cette visite intra-muros ravivant nombres de souvenirs aux Loclois et autres horlogers, et s’avérant riche de découvertes pour l’ensemble de tous ces amis réunis.

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Ce sont quelque 60 personnes qui ont parcouru les sentiers menant de La Corbatière à La Sagne, en ce dernier samedi d’août 2008. Le temps était clément et l’ambiance agréable, le chemin ombragé et la vue sur la vallée pleine de charme.

Les organisatrices de cette rencontre, soit Mme Dora Huguenin du Musée d’horlogerie des Monts et Mmes Lydia Pierbattisti et Cécile Froidevaux des amisMIH avaient organisé une randonnée devant nous conduire jusqu’au musée de la Sagne. Cette année, Monsieur Droz de Villers-le-Lac n’a pas pu se joindre à l’équipe pour des raisons de santé.

Le musée de La Sagne renferme de nombreux trésors. Parmi ceux-ci, des souvenirs relatifs à Oscar Huguenin, auteur neuchâtelois de la deuxième partie du XIXème siècle. C’est une de ses nouvelles que l’auteur de ces lignes a lue et résumée au cours de notre promenade. Une nouvelle évoquant le passage d’un chasseur et forgeron, de la montagne vers le village et vers la culture, ouvrant ainsi à sa sauvageonne de fille la porte au bien-être et à la civilisation.

MM. Vuille et Huguenin, conservateurs de ce musée, nous ont expliqué comment il avait été créé, comment des personnalités du village avaient, il y a plus de 100 ans, décidé de rassembler des objets permettant à la population de s’ouvrir au monde, d’en découvrir ses merveilles. Une expérience réussie, et qui nous montre comment le monde horloger du siècle passé s’est intéressé à la culture en général, aux sciences techniques et naturelles en particulier. Au cours de notre périple, nous nous sommes arrêtés un moment à l’église, un bâtiment construit en 1526, d’une grande sobriété architecturale, dont M. Schwab nous a entretenu avec tant de passion que nous avons failli être en retard à notre rendez-vous sagnard. C’est par le train que nous avons rejoint La Corbatière où bien des participants avaient laissé leur voiture. Nous nous sommes ensuite retrouvés au musée paysan pour y partager un repas copieux et délicieux

2008

C’est en France voisine que notre manifestation annuelle s’est déroulée. Elle avait pour thème «Les marches du temps»; celle des pèlerins, puisque nous avons pu visiter deux sites où ils se rassemblaient avant de partir pour Einsiedeln, et les marches taillées dans les tourbières par ceux qui exploitaient ce combustible.

Cette marche a été organisée essentiellement par MM. Droz et Chopard que nous remercions très vivement. Ce sont quelque 80 personnes qui y ont pris part. La balade a débuté par la visite de l’église du Bizot, un monument remarquable, riche en histoire, niché dans un site protégé, qui a notamment servi au tournage de films.

Nous nous sommes ensuite rendus aux tourbières du Bizot, où M. Chopard nous a fait découvrir la flore du milieu et notamment des plantes carnivores.

Après être revenus sur Morteau, nous avons découvert la fabrique d’horloges comtoises Allonet, une entreprise en pleine expansion. Une collation riche et variée nous a été offerte par cette maison. Elle nous a fait découvrir les produits du terroir franc-comtois. Notre visite s’est poursuivie par une marche sur les chemins de la plaine du Doubs, qui nous a conduit à la chapelle de Cornabez. Une chapelle construite par un «réfugié» neuchâtelois resté fidèle à la foi catholique. Là aussi, un site chargé d’histoire, avec des ex-voto rappelant les prières ferventes pour une guérison, un retour ou la résolution d’un problème.

Monsieur Michel Simonin a été notre guide et historien pour la visite de ce lieu. Il nous a parlé des rassemblements avant un départ pour Einsiedeln, mais aussi des difficultés à conserver à ce site les traces de son histoire. Le retour s’est fait par le même chemin.

De Morteau, nous avons pris la route jusqu’à Villers-le-Lac où un apéritif de bienvenue nous a été offert par l’Hôtel de France, avant que le repas nous soit servi. Une journée de découverte et d’amitié, durant laquelle l’ambiance était à l’unisson du temps, un beau fixe.

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L’an 2006 nous a permis de découvrir les marques que l‘Homme, au cours des siècles, a inscrites dans notre région, depuis sa première colonisation jusqu’à aujourd’hui, par une visite au Latenium. Nous sommes arrivés à Hauterive, sous une pluie battante, incitatrice à profiter du couvert du musée.

Lors de la visite, nous avons pris contact avec la modernité de l’art muséographique. Accompagnés de Monsieur Egloff, pour qui c’était une des dernières visites de son musée en tant que conservateur, ou de Mme de Montmollin, guide attitrée, nous avons pu percevoir comment, aux cours des siècles, l’Homme a fait sa place dans le pays de Neuchâtel. Comment, dans les toundras de la période postglaciaire, il a survécu de la chasse et de la cueillette, suivant les troupeaux en migrations. Apprivoisant son environnement, apprenant à faire des projets, il a inventé l’élevage et la culture. L’Homme est devenu sédentaire, s’installant sur les rives du lac en des villages sur pilotis. Avec la maîtrise des métaux, du bronze, puis du fer, de nouvelles perspectives se sont ouvertes; de nouveaux savoirs, de nouvelles guerres, de nouveaux-venus, de nouvelles cultures ont laissé des traces, notamment dans les épaves noyées au fond du lac et qui, au cours des ans, ont permis aux archéologues de mieux comprendre nos ancêtres.

Un grand merci à nos guides, qui nous ont permis de (re)découvrir un pan de notre passé inscrit loin en arrière.

Au terme de la visite, la pluie s’est calmée, pour s’arrêter complètement après que chacun eut pris une petite collation. Longeant le lac, le groupe s’est alors rendu à la Tène, lieu fondateur d’une culture qui a rayonné tout au travers de l’Europe.

Au retour, qui se fit en bateau, les participants profitèrent d’un apéritif servi au Silex, restaurant dans lequel plusieurs goûtèrent ensuite, à un repas fort agréable et chaleureux.

Balade des amis

C’est dans le Vallon de Saint-Imier que, par un joli temps de fin d’été, quelque 80 personnes ont mené leurs pas de la gare de Renan au Musée régional de Saint-Imier. Durant la balade, M. Thomann a parlé du mouvement anarchiste dans notre région. Un mouvement qui, à l’époque, rêvait d’un jour meilleur, où la liberté individuelle serait partagée entre tous, où les biens seraient répartis équitablement. Un mouvement qui se voulait sans structure, sans chef. Pourtant des leaders se sont engagés, portant les réflexions faites dans nos ateliers loin à la ronde. Un mouvement qui, bien vite, s’essouffla, par manque de moyens, mais aussi à cause des dissensions internes. Une période surprenante, durant laquelle l’horlogerie vivait des temps de changement profond. Arrivés à Saint-Imier, nous avons découvert le Musée régional, où nous accueillait son équipe dirigeante, et notamment son conservateur, M. F. Béguelin. Durant la visite, qui nous a permis de mieux connaître notre voisin de l’est, il a également été question des réfugiés politiques neuchâtelois, qui avaient émigré dans le vallon de Saint-Imier après la révolution manquée de 1831. Au retour, près de 50 personnes se sont retrouvées au Musée Paysan, où un repas copieux et gourmand fut servi.

2005

Pour sa quatrième édition, la marche «A pas contés» s’est déroulée par une radieuse journée de l’arrière-été. Rendez-vous avait été pris au Musée Paysan et Artisanal de La Chaux-de-Fonds où, dès 13h30 ce samedi-là, une foule d’amis attendait le départ d’un pied ferme, sous le regard chaleureux et attentif de la maîtresse des lieux, Madame Diane Skartsounis, conservatrice, accueillant ses invités attendus ensuite pour le repas du soir. L’équipe des bénévoles spécialisées dans la confection des mets à l’ancienne qui font, entre autres, la réputation de ce Musée était déjà à pied d’œuvre.

M. Raoul Cop, historien, donna dans la cour du bâtiment la première partie d’un exposé sur Daniel JeanRichard, sur les traces duquel s’apprêtaient à s’élancer les marcheurs. M. Cop, avec la verve qu’on lui connaît, tint à apporter sa contribution au rétablissement de la vérité à savoir que, contrairement à la légende, ce n’est pas Daniel JeanRichard qui a introduit l’horlogerie chez nous. Il existait déjà avant sa naissance, présume-t-on en 1672, des horlogers dans le pays de Neuchâtel.

Forts d’un savoir nouvellement acquis pour la plupart d’entre eux, la cohorte des quelque quatre-vingts marcheurs, s’ébranla en direction du Mont-Jacques allègrement gravi. Arrivés à une très belle ferme jurassienne au lieu-dit Les Bressel, situé à mi-chemin de la Sagne et du Locle, maison natale du grand-père de Daniel JeanRichard, nous nous vîmes offrir une collation abondante et délicieuse servie dans le jardin d’où le regard portait sur le doux vallonnement des pâturages. Auparavant, nous avions eu le privilège de visiter la cuisine et sa belle cheminée ornée d’un motif décoratif quelque peu effacé par le temps et portant la date de 1526. Après ce goûter agrémenté de vin du pays, de sirop variés, la vie de Daniel JeanRichard et de sa famille, passionnante mais empreinte de la rigueur morale qu’imposait l’époque, nous fut contée dans un deuxième temps.

Il fallut cependant se remettre en route et rejoindre Le Locle par la combe des Enfers, pleine de charme et de mystère une fois passés les champs où ruminaient de paisible bovins. Le retour au Musée paysan s’effectua soit par les transports publics, soit par le mini-bus conduit par M. Laesser. La visite de l’exposition Meuh !, l’apéritif servi aux dernières lueurs du soleil couchant et le repas savouré dans les chaleureuses pièces lambrissées du Musée ont ponctué la fin de la journée, savamment orchestrée par le organisateurs.

 

A pas contés

Pour sa troisième édition, la journée «A pas contés» a rencontré un vif succès. Elle fut organisée avec les musées d’horlogerie du Locle, de Villers-le Lac et de Morteau. Un grand merci aux responsables de ces institutions pour leur précieuse collaboration.

Partis de Villers-le-Lac, les quelque cinquante personnes ont parcouru les chemins de la vallée du Doubs, passant par Montlebon pour se rendre à Morteau. Le Conseil municipal de Montlebon nous a reçus comme des princes dans le prieuré de ce bourg. Le maire retraçant les grandes lignes de l’histoire de son village, puis nous invitant à goûter aux mets délicieux élaborés par les artisans du lieu: pain, fromage, jambon, saucisse, gâteau de ménage, agrémentés d’un vin du Jura, un délice après l’effort.

La marche s’est poursuivie vers Morteau où le conservateur, avec humour et entrain, nous fit découvrir les trésors du musée d’horlogerie. La visite se termina par une présentation de la ville par Mme Annie Genevard, maire de la cité et présidente du Pays horloger, suivie d’un nouvel apéritif. Pour près de la moitié du groupe, la soirée fut consacrée à un excellent repas à l’Hôtel de France, à Villers-le-Lac.

Comme à l’accoutumée, les bénévoles se sont largement investis pour mener à bien ce projet. Un grand merci à eux tous, et en particulier à Mmes Huguenin, Froidevaux et Pierbattisti , ainsi qu’aux Messieurs Droz et Vaufrey.

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La marche «A Pas Contés édition 2002» relayait le Musée du Château des Monts du Locle au Musée de la Montre de Villers-le-Lac. Encore fallait-il trouver un conteur.

Français de naissance, Suisse d’adoption, historien des Brenets (ancien village bourguignon devenu suisse en 1511), Pierre Deléglise fut l’homme de la situation. Au cours des 11 km de marche, il sut tenir son auditoire en haleine sous le soleil radieux du départ puis sous les giboulées de grêle de la Caroline.

Parti à l’heure prévue, la petite troupe d’une quarantaine de marcheurs atteignit très vite le Châtelard, après avoir descendu la Combe Monterban et emprunté la route de feu le Château des Frêtes, deux maisons importantes avec vue imprenable sur le Doubs et le Val de Morteau.

La première, appelée la Capucine, fut construite en 1905 par  T. Combe (Adèle Huguenin 1856-1933), célèbre romancière locloise, qui nous laissera de nombreux écrits sur les us et coutumes de nos anciens, qu’ils soient horlogers ou «bovi». Très généreuse, T. Combe accueillit, à la fin de la guerre 14-18, des soldats français qui avaient perdu la vue.

La seconde demeure, plus ancienne et beaucoup plus vaste, appartenait à la famille Jürgensen, éminent horloger danois venu s’installer au Locle. C’est dans cette maison de Maître qu’il recevait son compatriote, le renommé conteur Andersen; c’est peut-être en regardant le val enneigé que celui-ci écrivit «La petite fille aux allumettes». Lorsque j’étais enfant, mon grand-père maternel qui était «bassotier» m’emmenait en promenade à la tour que Jules Jürgensen fit construire en 1880. Du sommet de cette tour de 13,77 m, nous avons une remarquable vue panoramique de 3600. Au pied de la tour, dans le mur, une pierre sculptée aux initiales J.J. renferme le cœur d’une jeune fille que mon pudique grand-père, vu mon jeune âge, attribuait à la fille Jürgensen. Il a fallu cette marche pour que Pierre Deléglise m’apprenne que cette tour fut érigée afin que son propriétaire puisse apercevoir sa bien-aimée qui habitait de l’autre côté du Doubs, sur France, et dont le cœur était emmuré au pied de la tour.

La marche se poursuivit par le belvédère de la Caroline et la descente sur les Goudebas, sorte de reculée naturelle jouissant d’un microclimat où l’on recense, entre autres, 70 espèces d’oiseaux et 50 sortes de fleurs et d’arbustes. Après avoir longé la Rançonnière, sans mauvaise rencontre, nous rejoignons la route nationale qui nous conduit au Musée de la Montre, où Monsieur le Maire des Villers nous accueille en termes toujours très choisis. Pour terminer cette promenade, et avant de déguster un vin du Jura «très typé Savagnin», j’ai voulu vous parler de Daniel JeanRichard, le père de l’horlogerie neuchâteloise et du Pays horloger français, car sans lui, nous serions peut-être restés à la fabrication des Indiennes, de la broderie et des dentelles. Merci donc à Daniel JeanRichard et à tous ses successeurs, qui depuis trois siècles, assurent la prospérité de notre belle région.

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Un ciel bas pour ce premier jour de septembre. Un de ces jours qui, dans nos Montagnes, nous rappelle l’hiver à la porte, les écharpes sorties de la naphtaline, les jours qui raccourcissent. Un de ces jours à cafignons.

Pourtant, malgré la pluie du matin, la Braderie battant son plein, mais grâce à l’organisation parfaite de Mmes Huguenin et Pierbattisti, nous étions plus de trente personnes à quitter le MIH pour une randonnée devant nous conduire au Musée d’horlogerie du Château des Monts. Un périple d’un ville à l’autre, d’un musée à l’autre, à pied. A pied, et accompagnés d’un cheval, un char et le conducteur, M. Weiersmüller.

Un voyage qui n’avait rien à voir avec une course de vitesse puisque nous l’avons entrecoupé de cinq pauses. A chacune d’elles, nous avons pu goûter à l’expérience vécue par Monsieur Pierre Schwaar, le conteur qui avait agrémenté notre journée d’anniversaire.

Des histoires de rencontres vécues durant deux ans passés à sillonner la Suisse et la France, avec un char et un cheval, un compagnon parfois. Des histoires toutes simples, mais racontées avec cette passion qui fait chaud au cœur. Et nous avions besoin de chaleur! Et puis, un petit casse-croûte à mi-parcours, puis un autre à l’arrivée. Un de ces festins dont on se rappelle, tant par les saveurs que le bien-être, la chaleur, qu’il apporte. Une expérience à renouveler.

A pas contés

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